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LE GEMMAIL

Exposition à Menton - Palais de l'Europe (1er mars jusqu'au 17 juin 2002)

 

 

 

L'ancêtre du Gemmail est né de la rencontre de deux hommes. Emmanuel MALHERBE NAVARRE (Physicien) que l'on surnommait "le fou de la lumière" et Jean CROTTI (Peintre du siècle dernier) que l'on surnommait "le fou de la couleur".

Le premier Gemmail de Jean CROTTI, réalisé en 1936, faisait penser à la technique du pointillisme dans la peinture. La forme des morceaux de verre à cette époque était due au hasard.
Roger MALHERBE NAVARRE, passionné par ce nouveau moyen d'expression travaille sans cesse à l'enrichissement technique et artistique du Gemmail.

Il part à New York pour restaurer un ouvrage abandonné par Jean CROTTI, et réalise alors un chef d'oeuvre semi-abstrait, dont l'indicible beauté allait changer complètement le cours de sa vie.
Toute l'Amérique se déplace, le président PINAY vient les voir en compagnie de Nelson ROCKFELLER, et de Madame ROOSEVELT. Les Gemmistes deviennent alors la coqueluche de New York.

 

Le premier gemmail de Jean Crotti

Picasso Les deux femmes

PICASSO, COCTEAU, ROUAULT, BRAQUE et bien d'autres s'enchantent de cette chair de lumière réalisée avec toutes ces superpositions de verre.

En 1955 Roger MALHERBE NAVARRE fonde l'atelier MALHERBE. Grisé par les possibilités incroyables de ce nouveau moyen d'expression, il se lance dans l'univers artistique qui s'offre à lui, en compagnie de ses jeunes Gemmistes. Parmi les grands Maîtres contemporains de la peinture qui s'intéressent au Gemmail, COCTEAU se passionne et décide de soutenir Roger MALHERBE NAVARRE. En 1957 ils créent ensemble le Prix international du Gemmail qui depuis lors récompense chaque année un artiste promu "Peintre de la lumière".
La mort de Jean COCTEAU, le décès en des circonstances tragiques du frère de Roger (Christian MALHERBE), et de jeunes Gemmistes de l'atelier ébranlent le moral de l'équipe, mais le voeu exprimé par l'un des jeunes disparus, exalta la mystique de l'atelier et la création d'un Musée du Gemmail à Lourdes.
Dès cette époque les Gemmistes réalisent des prouesses en interprétant les grands classiques. C'est ce que Roger appelle "l'école du Louvre des gemmistes".

 

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